Cameroun  –  Le mouvement des Franckistes divisé, Franck  Biya se prononce enfin

Sorti de l’illégalité par les soins d’Appolonie Fleur Blaz, le mouvement des Franckistes pour la paix et l’unité initié par Mouhamed Rahim Noumeu dans l’optique de lancer un appel à Franck Emmanuel Biya, fils de l’actuel président du Cameroun, afin de se présente comme candidat à la succession de son père, pour une transition pacifique, disent-ils, subit actuellement une énorme  déchirure au sein de son instance supérieure. Pendant que les deux camps s’affrontent, Emmanuel Franck Biya « se lâche ».

Afrique54.net –  La grande famille Franckiste telle que conçue par ses pair est l’ombre d’elle-même. Deux tendances militent désormais pour la même cause sans utiliser les mêmes moyens et parfois utilisant des moyens contradictoires. A côté du mouvement Franckiste initial, il faudra désormais conjuguer avec le Mouvement Citoyen pour la Paix et l’Unité (MCPU) initié par Appolonie  Fleur Blaz, ex Coordonnatrice nationale de la branche tenue par Rahim Noumeu.

Recherchant la pomme de discorde, il nous a été rapporté par M. Rahim Noumeu que « Mme Blaz ne fait plus partie des nôtres, elle est de ceux-là qui avaient piraté nos forums. D’ailleurs elle a créé comme vous pouvez le constater dans cette vidéo, son association qui n’a rien à voir avec le mouvement Frankiste, qui lui est plutôt un mouvement politique. »  Confie Rahim Noumeu à notre rédaction avant renchérir : «  … la porte est ouverte à tous, du moment où vous respecter nos idéaux et objectifs à savoir: paix unité, transition politique pacifique avec Frank Emmanuel Biya comme président.»

Une autre source nous confie qu’elle avait été exclue des rangs du Mouvement Franckiste du départ pour incapacité à implémenter la vision de ce mouvement  tel que conçue par son initiateur et surtout pour tribalisme caractérisé avec preuves.

 

Selon Appolonie Fleur Blaz qui ne reconnait pas avoir été accusée de “tribalisme”, la cassure nait des intérêts égoïstes au détriment de l’objectif recherché.  Elle va d’ailleurs confier à nos confrères du journal Repères que ses anciens camarades « démontrent en plein jour (par leur comportement) qu’ils avaient d’autre ambitions que le projet pour lequel nous travaillions avec cette jeunesse active et conquérante pour mettre en place toutes ces conditions. » Ceci sans volonté réelle de matérialiser ce mouvement qui restait jusque-là virtuel. Elle nous fait savoir que c’est grâce à ses multiples réformes que le mouvement est passé du virtuel à la réalité. Pour y parvenir, il a fallu qu’elle passe de Mouvement Citoyen des Franckiste pour la Paix et l’Unité (MCFPU) au Mouvement Citoyen pour la Paix et l’Unité (MCPU). Un concept qui ne ressort pas a priori le nom de Franck.

Le MCFPU dans l’illégalité, le MCPU dans la légalité

Selon certains témoignages, ce nouveau-né de la famille Franckiste détiendrait déjà un récépissé de déclaration contrairement au premier. Une chose considérée par ses pairs comme trahison. Bien avant cette déchirure, il faut souligner que le Président exécutif Mouhamed Rahim à qui on fait arborer la casquette de ” dictateur”, avait déjà exclu un certain Alain Fidèle Owona Zoa, coordonnateur national des plateformes wathsapp qui se réclamait lui aussi fondateur du Mouvement.

Quelques attitude de la branche initiale de Mohamed Rahim Noumeu – lors des obsèques du Sultan Roi Bamoun Ibrahim Mbombo Njoya à Foumban le 09 octobre 2021 – Source photo : Mohamed Rahim Noumeu (Facebook)

 

Curieusement, face à tous ces combats, le présumé dauphin garde silence autant sur son appartenance à l’une des branches de ce mouvement que sur son éventuelle candidature à la Présidence du Cameroun.

Réaction de l’appelé Franck  Biya

Franck Emanuel Biya est-il vraiment pour le Mouvement Franckistes dans sa globalité ? De manière officielle, le fils du Président Paul Biya n’a jamais revendiqué son appartenance au Mouvement Franckiste encore moins participé à ses activités. Tout de même pour sa candidature à la succession de son père. Pourtant selon les tenants de ces mouvements, « il est l’homme qu’il faut pour la transition générationnelle pacifique au Cameroun ».

Des Camerounais curieux se posent la question de savoir comment cela sera possible si jusqu’ici, ni le père, ni le fils ne se sont prononcés officiellement sur cette question. Une source proche du fils du président camerounais nous confie que abordé sur la question par ses amis en Europe, Franck Emmanuel Biya répondra que : «  être président du Cameroun serait la pire des erreurs qu’il puisse commettre dans sa vie. » Une façon de sacrifier sa liberté au lieu de continuer à vaquer paisiblement à ses affaires qui sont déjà assez florissantes.

On se pose dès lors la question de savoir à qui ceux qui se revendiquent du Mouvement des Franckistes doivent-ils leur mandat. Là est la première énigme à résoudre avant 2025. Ceci, si on parlera encore du Mouvement des Franckistes. Car, l’engouement observé au départ avec de multiples abonnement dans des plateformes Wathsapp et Facebook semble s’effrité avec ce vent de division qui souffle sur les militants de ce mouvement biface.

Le Franckisme : Une puissance des réseaux sociaux mal encadrée

Créé sur Facebook en 2013 par Mouhamed Rahim Noumeu, le Mouvement des Franckistes avait embrasé la toile et généré des milliers d’abonnés en moins d’un mois recrutés parmi la jeunesse.

En 2020, Nelson Odzolo Belibi et Alain Owona Tague se sont solidarisés à Rahim pour mettre sur pied, nous dit-on, le Mouvement Citoyen des Franckistes pour la Paix du Cameroun (MCFP). Une version qui connait à nos jours la rupture entre ses cadres supérieurs et  partant, la naissance récemment, de la branche initiée par Fleur Blaz dénommée Mouvement Citoyen pour la Paix et l’Unité (MCPU).

Quels sont personnalités soupçonnées derrière ce mouvement ? Que pense le ministre d’Etat Ferdinand Ngoh Ngoh de ce mouvement pendant que des sources parlent des tensions entre lui et Franck Biya ?

Affaire à suivre.

 

By Afrique54.net l Marcien Essimi