« Pleure Ô Eseka » : Un roman particulier, un auteur pluriel

L’œuvre présente des relents de mémoires qui décrient des maux sociétaux qu’expose une catastrophe maligne. L’auteur, Yana Bekima est un personnage dont le cursus tranche pourtant avec ce talent romanesque.

 

Afrique54.net – Lorsque Yana Bekima décide de rédiger son roman, l’on est loin, bien loin de l’incident prétextant la rédaction de l’œuvre. «L’idée de la rédaction de ce roman s’est imposée à moi durant la période du confinement du printemps 2020».

Empêchement salvateur, écriture thérapeutique

Bien plus, échapper à la catastrophe ferroviaire d’Eséka en 2016, grâce à un contretemps, marque profondément l’auteur. « Ce fait divers m’avait bouleversé au point que j’en parlais souvent dans la famille. En effet, j’aurais dû me trouver dans ce train pour rentrer à Douala mais un contretemps m’avait retenu à Yaoundé. Ensuite, de la parole, je suis passé à l’écriture. Une sorte de psychothérapie. J’ai passé quelques mois à me documenter autour de ce drame ».

La psychothérapie que s’impose Yana Bekima aboutit à une œuvre romanesque « Pleure ô Eséka ». Plus qu’un simple roman, l’œuvre présente des allures de factum, une véritable diatribe d’une société qui rame à contre-courant.

Des mots pour questionner, symboliser voire psalmodier

Pour Yana Bekima, par son roman il s’agit d’interroger voire remettre en question certaines habitudes et coutumes très incommodes. Mais davantage, essayer d’impacter pour voir changer le regard passif des Camerounais sur certaines réalités infâmes de notre pays.

Mais de réalité, c’est l’héroïne, Lydia qui n’est pas en balade romantique dans  « Pleure ô Eséka ». Son rôle central porte le symbole de « toutes les familles qui ont été impactées » par la catastrophe ferroviaire. Lydia pousse le cri de colère des victimes du drame d’Eséka dont les conséquences sont multiples. Mais encore, le symbolisme reflète la condition féminine qui passe par toutes les vicissitudes qu’impose une société phallocrate. Exit toutes ressources, sous le joug des traditions rétrogrades, avec des enfants désormais orphelins.


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Et, quoique l’auteur relève parmi les causes de la catastrophe ferroviaire d’Eséka, le déficit d’infrastructures de transport, il psalmodie. Une ode aux couleurs, odeurs voire sons…

Le rêve mais pas le mirage

Yana Bekima songe certes à des lendemains meilleurs, mais ne perd le nord sur le fond que touche le Cameroun. Le drame d’Eséka, dans son roman, se présente comme le reflet de la pénombre que vit la société camerounaise. Très triste de devoir le relever pour le présenter à la face du monde. Pourtant, il faut bien reconnaître que des réalités comme le manque d’infrastructures dans plusieurs domaines  impacte le quotidien des Camerounais.

L’auteur, par son œuvre « Pleure ô Eséka », se veut donc être, avec lucidité, le miroir du Cameroun. Un miroir clair, qui reflète des maux de la société contemporaine, mais aussi traditionnelle, et, qu’il faut revoir pour évoluer. Une évolution vers l’émergence de toutes les couches sociales du pays.

Un génie romanesque au parcours atypique

Si le roman « Pleure ô Eséka » de Yana Bekima est une œuvre passionnante, étonnant est également son cursus.

Yana Bekima est un écrivain d’origine camerounaise qui réside en Suisse. Il aura passé son enfance à Libreville au Gabon, où il fait ses études primaires et secondaires. Revenu au Cameroun, il intègre l’Université de Yaoundé et y obtient une licence en Analyse et politiques économiques. Le désormais analyste économique intègre le Cycle D.E.P.A de l’ESSEC de Douala.

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Après ses études supérieures, Yana Bekima se lance dans l’entrepreneuriat. C’est donc avec de la réussite au bout de l’effort que le Chef d’entreprise fera une dizaine d’années au Cameroun. Ce, jusqu’à son départ par l’Occident, où il vit actuellement en Suisse en compagnie de son épouse. Yana Bekima y travaille comme gestionnaire de bâtiments.

Toutefois…

L’enfance de Yana Bekima ne s’est pas uniquement résumée à l’école, aux jeux, et aux travaux édictés par les parents. Durant cette période, il se consacre aussi à la lecture. Ce qui va influencer sa passion pour la littérature. Ses premiers poèmes, YANA BEKIMA va les réaliser à peine entrer dans l’adolescence. Puis, suivra l’attrait pour le style romanesque qui lui permet de voyager et s’évader à travers les livres. Cette passion va faire croître celle de l’écriture, afin de partager son inspiration avec des lecteurs.

 

By Afrique54.net ► Eric Martial NDJOMO E. 

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