Michel Papemsi, ce photographe camerounais introuvable !

Preneur de vue très célèbre au Cameroun pour ses productions et ses présences sur plusieurs planches et stades de la République est perdu des radars depuis bientôt plusieurs mois. Ni sa famille encore moins son entourage n’a de ses nouvelles. Son penchant homosexuel serait à l’origine de sa fugue suites aux persecutions qu’il subissait.

 

 

Afrique54.net – Depuis fin octobre 2016 l’on est sans nouvelles de Michel Papemsi. Photographe en exercice et très connu du public des stades de football et des défilés de mode, des soirées glamour, le jeune Michel as disparu de la scène. Jusqu’à présent l’on a aucune trace de lui. Pourtant ce père de deux jeunes filles âgées respectivement aujourd’hui de 6 ans et 4 ans menait une vie tranquille bien avant que l’on découdre son côté homosexuel.

crédit photo: Duiff du Toit

Assidu au boulot et jamais aperçu en compagnie feminine, des soupçons vont commencer à peser sur lui. Des frequentations bizarres l’on attesté aussi. Sa famille se posant beaucoup de questions sur son statut a fini par organiser une assise pour voir clair. C’est alors qu’il décide a en croire des sources de se lier d’amitié avec une fille qui fréquentaient son studio photo au quartier Mvog-Ada à Yaoundé.

 

 

De-là naitront deux jolies filles. Seulement, Michel refuse de s’engager formellement avec la fille qui voulait une relation poussée. Plusieurs scènes de ménage auraient été enregistrées selon le voisinnage. Après cela plus rien entre les temps.

Certaines langues revèlent d’ailleurs qu’à des heures indues, l’on appercevait Michel descendre des grosses cylindrées et que des personnes curieuses et au statut sexuel flou se retrouvaient dans son domicile pour on ne sait quoi. Une source avoue sous cap qu’elle aurait un soir trouvé « Mich» entrain de s’amouracher avec une personnalité de la République dans un coin obscur d’une ruelle de la capitale.

 

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Le pot-aux-roses découvert, son masque tombé , le photographe est devenu bizarre au point où des jeunes gens du quartier lui ont infligé une sevère bastonnade pour son allure, des accoutrements qui trahissaient déjà son côté homosexuel. Il aurait deménagé pour un autre coin que tout le monde ignore jusqu’à ce jour.

L’on a appris qu’il se serait retrouvé plusieurs fois dans des brigades et commissariats parce que pris la main dans le sac entrain de vouloir entretenir des relations sexuelles avec le fils de son bailleur. Ne pouvant resister aux intrigues et autres railleries, Michel Papemsi aurait reussi alors qu’il était en corvée de la vigilance des hommes en tenue pour s’evaporer dans la nature.

 

 

La loi Camerounaise est dur sur la question de l’homosexualité. L’article 347-1 du code penal en vigueur  stipule que l’homosexualité est punie d’un emprisonnement de 6 mois à 5 ans d’emprisonnement et d’une amende de 20 000 à 200 000 Fcfa. Elle concerne « toute personne qui a des rapports sexuels avec une oersinne de son sexe». Ce qui fait en sorte que plusieurs personnes épinglées ou soupçonnées de pratique homosexuelle subissent la rigueur de la loi et le rejet des populations.

D’ailleurs le chef de l’Etat Paul Biya repondant a une question d’un journaliste après une audience à lui accordée par le Président Français a traité l’homosexualité de «cette chose» que le Cameroun ignore. Pour le moment plusieurs associations de défense des droits des minorités sexuelles (lesbiennes, gays, bisexuels et transexuels) ont du mal à prosperer. Elles se heurtent non seulement à l’administration mais aussi aux mentalités. Certainement au parfum de ce que lui reserverait l’avenir que Michel Papemsi a fondu dans la nature. Où est-il? Que fait-il et avec qui? Difficile de le savoir.

 

© Martin Issouma

 

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