Les pays du continent africain, par ces pays des BRICS que sont le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud ont désormais la possibilité de projeter objectivement leur émergence. Tout écueil planifié.

 

Le 9 avril 2021 se tenait le 4ème forum « Vision for Future ». La rencontre qui se tenait en ligne était l’occasion de regrouper des experts en relations internationales et des diplomates. Le prétexte de ce regroupement, le 15ème anniversaire des BRICS. Il était ainsi question de discuter des opportunités de coopération entre les BRICS et l’Afrique.

Au cours du forum, l’une des initiatives importantes viendra du ministre d’État Jal Shakti Shri Ratanlal Kataria (Inde). Il s’agit de l’élaboration des solutions au problème d’approvisionnement en eau potable qui sévissent dans les BRICS et en Afrique.

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Toutefois, des opportunités de coopération avec l’Afrique, les BRICS semblent écrire un chapitre différent des habitudes dans les relations internationales.

L’origine du rapport

Selon de nombreux experts des relations internationales, le monde tel qu’il se présente actuellement, est le produit des guerres mondiales. Aussi, pour le Dr Ghnaka Lagoke, professeur à l’université de Linkoln (PA), les États-Unis sont à l’origine de ce système. Un système qui date d’après la Seconde Guerre mondiale, avec la création de différentes institutions. Elles seraient ainsi, pour leurs créateurs, l’assurance pour la paix et la stabilité à travers ONU, OMC, FMI etc. De ce fait, elles fixent le cadre de la politique, du commerce et de l’économie.

Pour certains observateurs, ces institutions obligent les pays africains à brader leurs ressources à vil prix. Et, la récupération de l’argent se faisant sous forme d’aide que contrôlent le FMI et diverses fondations. Le système serait donc une entourloupe qui fait perdre à l’Afrique autour de 100 milliards de dollars américains par an.

Au-delà du préétabli

De la volonté d’évoluer voir d’émerger, les hommes la manifestent continuellement depuis la fin de la seconde guerre mondiale. Ce qui a pour résultat, ces derniers temps, le passage à un modèle plus polycentrique qui s’écarte des modèles néocoloniaux. La domination occidentale que concentrent l’UE, le Royaume-Uni et les États-Unis, s’en trouve ainsi réduite en Afrique. La souveraineté et l’indépendance des ex-colonies semblent peu à peu se manifester selon diverses opinions.

Par conséquent, selon le professeur Akuhmbom Macanthony de la Landmark University du Cameroun, le temps des paternalismes arrive à essoufflement. « Les pays des BRICS n’imposeront pas de modèles paternalistes à l’Afrique », déclare l’enseignant. De même, pour le Dr Lagoke, les BRICS apportent de meilleures positions de négociation à l’Afrique. Le continent a ainsi le pouvoir de choisir, ce qui n’était pas le cas pendant la période « post-coloniale ».

Des indépendances à la sécurité continentale

Des BRICS, la Russie et la Chine apparaissent “du bon côté de l’histoire” pour les africains. Ces deux pays jouissent d’un passé de soutiens pour les luttes d’indépendance, contre l’impérialisme et contre l’apartheid en Afrique.

L’importance qu’occupent désormais la Russie et la Chine sur l’échiquier international redistribue les cartes de la politique internationale en Afrique. Ce qui, pour ainsi dire, maintien l’accalmie sur le continent, par un équilibre des forces dans certaines régions troubles.

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En outre, la sécurité tient en un rapport d’équilibre entre les pays en coopération. De ce fait, la Russie pourvoit désormais les pays du continent  en technologies.  Il s’agit entre autre de solutions numériques, agricoles, médicales et éducatives.

Pour rappel, c’est lors du sommet Russie-Afrique en 2019, que partait cet engagement faisant l’enthousiasme des dirigeants africains. La Russie, la Chine tout comme l’Inde manifeste donc de transfert de technologies bien plus que l’extraction de ressources africaines. Ressources naturelles et humaines.

Eric Martial NDJOMO E.

 

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